{"id":3768,"date":"2025-03-06T17:41:56","date_gmt":"2025-03-06T16:41:56","guid":{"rendered":"https:\/\/casqp.fr\/?page_id=3768"},"modified":"2025-05-16T11:11:37","modified_gmt":"2025-05-16T09:11:37","slug":"la-grande-peche-equipage","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/casqp.fr\/en\/la-grande-peche-equipage\/","title":{"rendered":"La grande p\u00eache - D\u00e9parts et retours, armement et \u00e9quipages, vie \u00e0 bord"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"\/la-grande-peche\/\">[close]<\/a><\/p>\n<hr>\n<h1>\n<p><b>D\u00e9parts et retours, armement et \u00e9quipages, vie \u00e0 bord<\/b><\/p>\n<\/h1>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/15_binic_benediction.jpg\" alt=\"\"><\/p>\n<div>\n<h6 style=\"text-align: center;\">Binic b\u00e9n\u00e9diction avant le d\u00e9part<\/h6>\n<\/div>\n<hr>\n<h1>\n<p>D\u00e9parts et retours<\/p>\n<\/h1>\n<div>\n<p>Ces campagnes dangereuses se poursuivant sur la moiti\u00e9 de l&#8217;ann\u00e9e, d\u00e9parts et retours \u00e9taient des moments charg\u00e9s d&#8217;\u00e9motion.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Ayant l&#8217;habitude de faire route ensemble, avant le d\u00e9part c&#8217;est dans le profond chenal de la rade du Portrieux que se rassemblaient les navires de la baie de Saint-Brieuc<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<\/div>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/16_Querangal_detail.jpg\" alt=\"Chapelle Sainte-Anne Saint-Quay-Portrieux\"><\/p>\n<div>\n<h6 style=\"text-align: center;\">La jet\u00e9e du Portrieux &#8211; Emile Querangal &#8211; 1830 (d\u00e9tail)<\/h6>\n<\/div>\n<div>\n<p>Les jours qui pr\u00e9c\u00e9daient, c&#8217;\u00e9tait l&#8217;effervescence pour tout pr\u00e9parer et charger les navires. Les marins aimaient se placer sous la protection de la Vierge Marie. Ceux du Portrieux faisaient leurs d\u00e9votions \u00e0 la chapelle Notre Dame de Kertugal, construite en 1828. B\u00e9n\u00e9diction des navires et des \u00e9quipages, pardons, tout \u00e9tait mis en \u0153uvre pour esp\u00e9rer un voyage cl\u00e9ment. Ecoutez le cantique \u00e0 Notre Dame de la Garde sur le panneau Notre Dame de Kertugal\u2026<\/p>\n<p>En partant, ils saluaient ND de la Ronce devant la grande plage. (voir panneau Eglise paroissiale)<\/p>\n<p>Le retour \u00e9tait un moment de deuil lorsqu&#8217;un navire ou un marin manquait \u00e0 l&#8217;appel. Mais dans tous les ports, les habitants venaient sur les quais et les estrans pour accueillir les navires, les charrettes \u00e9taient pr\u00eates pour le d\u00e9chargement, comme sur le tableau de Boudin pr\u00e9sent\u00e9 sur le panneau, c&#8217;\u00e9tait un tourbillon d&#8217;activit\u00e9 et de liesse. Puis venait ensuite le temps de remercier la Vierge\u2026.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<\/div>\n<ul>\n<li>\n<p>        <img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/17-1_binic_depart.jpg\" alt=\"\"><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>        <img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/17-2_avant_le_depart_Paimpol.jpg\" alt=\"\"><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>        <img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/17-3_pardon_des_islandais_paimpol.jpg\" alt=\"\"><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>        <img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/17-4_le_petit_journal_1898-rotated.jpg\" alt=\"\"><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>        <img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/17-5_-debarquement_peche.jpg\" alt=\"\"><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>        <img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/17-6_-Dechargement_du_Martial-scaled.jpg\" alt=\"\"><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>        <img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/17-7_-dechargement_dun_islandais-scaled.jpg\" alt=\"\"><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<div>\n<h6>D\u00e9chargement &#8230;<\/h6>\n<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<p>        <img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/17-9_retour.jpg\" alt=\"\"><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>        <img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/17-10_paimpol_desarmement.jpg\" alt=\"\"><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>        <img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/17-11_toilette_goelette.jpg\" alt=\"\"><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>        <img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/17-12_ex_voto_perros_hamon.jpeg\" alt=\"\"><\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n<hr>\n<h1>\n<p>Armateurs et armements<\/p>\n<\/h1>\n<div>\n<p>Au temps de la grande p\u00eache, l&#8217;armateur \u00e9tait comme de nos jours celui qui poss\u00e9dait le navire, ou la majorit\u00e9 des parts du navire. A charge pour lui de &#8220;l&#8217;armer&#8221;, c\u2019est-\u00e0-dire de l&#8217;entretenir (coque, voiles, gr\u00e9ement), de l&#8217;avitailler (fournir le mat\u00e9riel, le ravitaillement et tout ce qui \u00e9tait n\u00e9cessaire \u00e0 la campagne : sel, orins, hame\u00e7ons, vivres, eau, vin, cidre, gnole, tabac\u2026), de recruter et de r\u00e9mun\u00e9rer les \u00e9quipages et de vendre la cargaison. Il \u00e9tait \u00e9galement responsable des conditions de vie \u00e0 bord, de la s\u00e9curit\u00e9 et des soins m\u00e9dicaux et tenu de respecter toutes les r\u00e9glementations.<\/p>\n<p>Au Portrieux comme dans les autres ports de la baie de Saint-Brieuc, les armateurs \u00e0 la grande p\u00eache \u00e9taient de &#8220;petits&#8221; armateurs. Ils poss\u00e9daient au maximum 4 ou 5 navires, sans comparaison avec les soci\u00e9t\u00e9s d&#8217;armement de Saint-Malo ou Granville qui pouvaient en poss\u00e9der jusqu&#8217;\u00e0 20.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Parfois anciens capitaines, ils \u00e9taient le plus souvent propri\u00e9taires terriens et n\u00e9gociants. En baie de Saint-Brieuc, familles d&#8217;armateurs et de capitaines au long cours se confondaient : les armateurs donnant des commandements de navires \u00e0 leurs fils ou leurs gendres, les capitaines \u00e0 la fin de leur carri\u00e8re prenant souvent des parts d&#8217;armement dans des navires. <br \/>Les cinq principales maisons d&#8217;armement du Portrieux ont ainsi exerc\u00e9 cette activit\u00e9 sur trois ou quatre g\u00e9n\u00e9rations, certaines d&#8217;entre elles ont \u00e9t\u00e9 g\u00e9r\u00e9es par une veuve, assist\u00e9e de fils ou de gendres qui naviguent.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<\/div>\n<hr>\n<h1>\n<p>Equipages<\/p>\n<\/h1>\n<div>\n<p>Un navire pour la grande p\u00eache \u00e9tait command\u00e9 par un capitaine brevet\u00e9, aid\u00e9 d&#8217;un second. Responsable de la conduite du navire et de l&#8217;\u00e9quipage, son engagement \u00e9tait consign\u00e9 dans un acte notari\u00e9 dans lequel l&#8217;armateur lui pr\u00e9cisait ses missions. Il avait souvent la charge de constituer l&#8217;\u00e9quipage.<\/p>\n<p>Chaque membre de l&#8217;\u00e9quipage devait \u00eatre inscrit maritime et signait un contrat d&#8217;engagement avec l&#8217;armateur. Le &#8220;r\u00f4le d&#8217;\u00e9quipage&#8221; rassemble dans un document l&#8217;ensemble de l&#8217;\u00e9quipage, les identit\u00e9s et les fonctions ainsi que les \u00e9moluments et avances vers\u00e9es avant le d\u00e9part.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<\/div>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/18-1_role_largus_1_1777-scaled.jpg\" alt=\"\"><\/p>\n<div>\n<h6>R\u00f4le d&#8217;\u00e9quipage de l&#8217;Argus du Portrieux &#8211; 1777 &#8211; Service Historique de la D\u00e9fense &#8211; Brest.<\/h6>\n<\/div>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/18-2_role_lArgus_2_1777-scaled.jpg\" alt=\"\"><br \/>\n<img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/18-3_role_equipage_mouette_1896-scaled.jpg\" alt=\"\"><\/p>\n<div>\n<p>En plus du capitaine et du second, un \u00e9quipage pour Terre-Neuve (de 40 \u00e0 60 hommes en fonction de la taille du navire) comprenait un lieutenant, un ma\u00eetre de p\u00eache, un saleur, un cuisinier, des p\u00eacheurs en nombre, des mousses (g\u00e9n\u00e9ralement entre 12 et 15 ans) \u00e0 raison d&#8217;un pour 10 hommes, et des novices (de 16 \u00e0 25 ans mais inexp\u00e9riment\u00e9s), un pour quatre hommes.<\/p>\n<p>Certains p\u00eacheurs remplissaient en plus une fonction particuli\u00e8re : charpentier, voilier, capelanier (charg\u00e9 de la \u00ab\u00a0bo\u00ebtte\u00a0\u00bb ou app\u00e2ts pour les lignes), et les sp\u00e9cialit\u00e9s attach\u00e9es au traitement du poisson : habilleur, d\u00e9colleur, trancheur\u2026 Pour les bancs, on pr\u00e9cisait pour les matelots s&#8217;ils \u00e9taient &#8220;patrons de doris&#8221; ou &#8220;avant de doris&#8221;, les salaires n&#8217;\u00e9taient pas les m\u00eames. Pour Islande aux conditions de mer particuli\u00e8rement dures, l&#8217;\u00e9quipage plus r\u00e9duit &#8211; souvent moins de 30 hommes &#8211; devait poss\u00e9der un vrai savoir-faire pour p\u00eacher depuis le bord et ne devait pas compter plus de deux hommes n&#8217;ayant jamais fait l&#8217;Islande. Ces marins \u00e9taient le plus souvent originaires de la c\u00f4te entre Paimpol et Erquy\u2026<\/p>\n<p>Le r\u00f4le des novices \u00e9tait d&#8217;aller l\u00e0 o\u00f9 on avait besoin d&#8217;eux. Les mousses devaient assurer essentiellement la cuisine, le nettoyage, le service du capitaine et des autres matelots et pouvaient aussi aider \u00e0 l&#8217;habillage des poissons. Ils \u00e9taient fr\u00e9quemment soumis \u00e0 des brimades et des mauvais traitements que nous avons peine \u00e0 imaginer\u2026 Et pourtant, la plupart d&#8217;entre eux continuaient \u00e0 naviguer les ann\u00e9es suivantes.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<\/div>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/19-1_equipage-terre-neuvas-1.jpg\" alt=\"\"><br \/>\n<img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/19-2_terreNeuve-les-mousses.webp\" alt=\"\"><\/p>\n<hr>\n<h1>\n<p>La vie \u00e0 bord<\/p>\n<\/h1>\n<div>\n<p><b>Ni confort ni hygi\u00e8ne<\/b><\/p>\n<p>A Terre-Neuve, les matelots dormaient dans des habitations de fortune, sans confort ni hygi\u00e8ne, mais \u00e0 terre o\u00f9 ils avaient la possibilit\u00e9 de cultiver quelques l\u00e9gumes. Le travail \u00e9tait tr\u00e8s dur, des journ\u00e9es de 18 heures, et le climat rude, l&#8217;\u00eele \u00e9tant parfois encore prise dans les glaces au moment de leur arriv\u00e9e.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Sur les bancs et \u00e0 Islande, la vie \u00e0 bord \u00e9tait caract\u00e9ris\u00e9e par la promiscuit\u00e9 et le manque d&#8217;hygi\u00e8ne. L&#8217;essentiel des cales \u00e9tant r\u00e9serv\u00e9 pour le sel et les morues, si le capitaine disposait d&#8217;une petite cabine, l&#8217;espace disponible pour le poste d&#8217;\u00e9quipage \u00e9tait tr\u00e8s r\u00e9duit et presque sans a\u00e9ration. Il n&#8217;offrait aux matelots que des couchettes superpos\u00e9es d&#8217;un m\u00e8tre de haut et garnies de paillasse (rapidement humide puis pourrie) appel\u00e9es &#8220;cabanes&#8221;. Et parfois il n&#8217;y en avait qu&#8217;une pour deux hommes. Le plus souvent l&#8217;absence de latrines obligeait \u00e0 monter sur le pont pour se soulager et il n&#8217;y avait pas d&#8217;eau douce pour se laver. Le travail harassant dans les conditions de froid, de vent, de neige, avec des journ\u00e9es qui pouvaient durer jusqu&#8217;\u00e0 20 heures quand le poisson \u00e9tait au rendez-vous, poussait les marins \u00e0 s&#8217;allonger dans leur cabane parfois sans m\u00eame se d\u00e9v\u00eatir.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<\/div>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/20-1_islandais-un-poste-d-equipage.jpg\" alt=\"\"><br \/>\n<img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/poste-dequipage-2-e1747386326130.jpg\" alt=\"\"><\/p>\n<div>\n<h6>Edmond Rudaux &#8211; illustration pour &#8220;P\u00eacheurs d&#8217;Islande&#8221;.<\/h6>\n<\/div>\n<div>\n<p>La nourriture, tr\u00e8s m\u00e9diocre, consistait essentiellement en biscuits de mer, rago\u00fbt de t\u00eates de morues, soupe au lard, quelques l\u00e9gumes frais en d\u00e9but de campagne, des pommes de terre et des l\u00e9gumes secs. L&#8217;eau croupissant rapidement, les marins buvaient du cidre coup\u00e9 d&#8217;eau ou de vin. Une ration quotidienne d&#8217;eau de vie (le boujaron) \u00e9tait \u00e9galement pr\u00e9vue.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>A bord, le capitaine faisait office de m\u00e9decin et de chirurgien. Il ne disposait que d&#8217;une pharmacie de bord v\u00e9rifi\u00e9e avant l&#8217;embarquement.<\/p>\n<p>Devant ces conditions sanitaires d\u00e9plorables, fond\u00e9e en 1894 pour &#8220;fournir une assistance mat\u00e9rielle et morale aux marins fran\u00e7ais et \u00e0 leurs familles&#8221;, la Soci\u00e9t\u00e9 des \u0152uvres de Mer a arm\u00e9 quelques navires h\u00f4pitaux pour croiser sur les bancs de Terre-Neuve et les c\u00f4tes d&#8217;Islande. Le Saint-Yves sur lequel naviguait le p\u00e8re Yvon, aum\u00f4nier des Terre-Neuvas, dont vous pouvez visionner des extraits de films, est l&#8217;un d&#8217;eux. A partir de 1911, les b\u00e2timents de la marine nationale ont assur\u00e9 la m\u00eame mission.<br \/>Un modeste h\u00f4pital fonctionnait \u00e0 Saint-Pierre depuis la fin du 19<span><sup>e<\/sup><\/span> si\u00e8cle. Au d\u00e9but du 20<span><sup>e<\/sup><\/span> si\u00e8cle trois petits h\u00f4pitaux fran\u00e7ais, avec des infirmi\u00e8res bretonnes, \u00e9taient \u00e9tablis en Islande pour une centaine de lits au total.<\/p>\n<p>Les maladies les plus fr\u00e9quentes \u00e9taient la typho\u00efde, les affections pulmonaires, le scorbut, les affections articulaires\u2026 Il faut \u00e9galement citer les nombreuses fractures, contusions, et abc\u00e8s cons\u00e9cutifs aux blessures aux doigts caus\u00e9es par les hame\u00e7ons\u2026 toutes ces douleurs n&#8217;arr\u00eataient pas les hommes car de leur p\u00eache d\u00e9pendait le salaire au retour. A bord la prise d&#8217;alcool \u00e9tait le rem\u00e8de universel pour att\u00e9nuer les douleurs. L&#8217;alcoolisme \u00e9tait un fl\u00e9au.<\/p>\n<\/div>\n<ul>\n<li>\n<p>        <img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/21-1_pecheur_TN.jpg\" alt=\"\"><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>        <img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/21-2_-paimpol-pecheurs-islandais-a-bord-d-une-goelette.jpg\" alt=\"\"><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>        <img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/21-3_dunkerque-pecheurs-islandais-herve-tavernier-calais-2.jpg\" alt=\"\"><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>        <img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/equip-st-Malo-2-scaled.jpg\" alt=\"\"><\/p>\n<div>\n<h6>Equipage de Saint-Malo &#8211; 1908<\/h6>\n<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<p>        <img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/binicaise.jpg\" alt=\"\"><\/p>\n<h3>binicaise<\/h3>\n<\/li>\n<\/ul>\n<div>\n<h3><b>Le salaire des p\u00eacheurs<\/b><\/h3>\n<p>Les marins \u00e9taient r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s selon un syst\u00e8me complexe qui tenait compte de la quantit\u00e9 p\u00each\u00e9e par chacun, la part de p\u00eache. En simplifiant on peut dire que le produit net de la p\u00eache (vente de la morue et de l&#8217;huile moins les achats de bo\u00ebtte et autres frais) divis\u00e9 par le nombre de morues p\u00each\u00e9es indiquait la valeur d&#8217;une morue.<\/p>\n<p>Le nombre exact de morues p\u00each\u00e9es par homme \u00e9tait not\u00e9 sur un livret, ils \u00e9taient r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s en cons\u00e9quence selon un pourcentage fix\u00e9 \u00e0 l&#8217;avance. Pour les p\u00eacheurs en doris, le patron de doris et l&#8217;avant ne recevaient pas le m\u00eame pourcentage. Pour ceux qui ne p\u00eachaient pas, le saleur, les mousses, les novices, le pourcentage sur la p\u00eache globale \u00e9tait \u00e9galement fix\u00e9 \u00e0 l&#8217;avance. La part du capitaine \u00e9tait d\u00e9battue avec l&#8217;armateur.<\/p>\n<p>Il fallait ensuite d\u00e9duire de cette somme l&#8217;avance per\u00e7ue avant le d\u00e9part, pour permettre aux marins de s&#8217;\u00e9quiper (effets personnels, v\u00eatements de travail huil\u00e9s, bottes-sabots, paillasse, tabac et menues provisions) et \u00e0 leur famille d&#8217;attendre le retour. Cette avance \u00e9tait variable selon la r\u00e9putation du p\u00eacheur. Un bon p\u00eacheur confirm\u00e9 percevait naturellement une avance plus confortable que celle d&#8217;un d\u00e9butant.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Ces payes, meilleures que celles des journaliers, faisaient vivre les familles. Seules pendant de longs mois, les femmes de marins pouvaient \u00eatre lavandi\u00e8res, repasseuses de coiffe, couturi\u00e8res&#8230; et faisaient tr\u00e8s souvent vivre une petite exploitation, un potager, un petit cheptel. A son retour, le marin pendant les quelques mois d&#8217;hiver pouvait pratiquer la p\u00eache c\u00f4ti\u00e8re, participer aux travaux des champs, \u00e0 l&#8217;entretien de la maison ou autres activit\u00e9s pour lesquelles il \u00e9tait sollicit\u00e9. Jusqu&#8217;en 1908, le four \u00e0 chaux de Saint-Quay-Portrieux en employait temporairement un grand nombre.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<h3><b>Les pertes humaines<\/b><\/h3>\n<\/div>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/22-1_Emma_Herland_Gaud_Mevel_-Musee_de_Laval.jpg\" alt=\"\"><\/p>\n<div>\n<h6 style=\"text-align: left;\">Gaud Mevel &#8211; Emma Herland &#8211; 1887<\/h6>\n<\/div>\n<div>\n<p>Sans statistiques globales, il est difficile de faire le compte des pertes humaines li\u00e9es \u00e0 la grande p\u00eache. Mais, chaque ann\u00e9e, nombre de marins ne revenaient pas au port \u00e0 l&#8217;automne.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Naufrages, accidents, disparition de doris dans la brume sur les bancs, maladie, la mortalit\u00e9 \u00e9tait grande. Pour la campagne de 1903 sur les bancs de Terre-Neuve, le bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 des \u0152uvres de Mer rapporte 13 naufrages (mais un seul corps et biens), 87 d\u00e9c\u00e8s \u00e0 la suite d&#8217;accident ou de perte dans la brume, 102 morts de maladie. En tout 205 d\u00e9c\u00e8s, un taux de 28 d\u00e9c\u00e8s pour 1 000 marins. C&#8217;est \u00e9norme. Pour Islande, les statistiques estiment la mortalit\u00e9 moyenne, toutes causes confondues, aux alentours de 12 pour 1 000. Sur les 83 ann\u00e9es de p\u00eache en Islande au d\u00e9part du port de Paimpol, environ 2<span>\u2008<\/span>000 personnes ont perdu la vie, 120 go\u00e9lettes ont fait naufrage dont 70 perdues corps et biens.<\/p>\n<p>Beaucoup de chapelles et cimeti\u00e8res bretons gardent le souvenir des disparus sous forme de plaques comm\u00e9moratives.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<\/div>\n<ul>\n<li>\n<p>        <img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/22-2_mur_disparus_ploubaz.jpeg\" alt=\"\"><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>        <img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Ploubaz-3.jpg\" alt=\"\"><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>        <img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Ploubaz-2.jpg\" alt=\"\"><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>        <img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Ploubaz-1.jpg\" alt=\"\"><\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n<div>\n<p>Depuis 1823, une soci\u00e9t\u00e9 d&#8217;assurance mutuelle s&#8217;\u00e9tait constitu\u00e9e en baie de Saint-Brieuc pour couvrir les risques des navires terre-neuviers. Mais rien n&#8217;\u00e9tait pr\u00e9vu pour les pertes humaines, consid\u00e9r\u00e9es comme une fatalit\u00e9 contre laquelle on ne pouvait rien faire.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Les familles des marins disparus, sans ressources ou presque, d\u00e9pendaient alors de la solidarit\u00e9 publique. Les veuves percevaient une maigre pension li\u00e9e au statut d&#8217;inscrit maritime du disparu, et le produit de collectes et de f\u00eates de charit\u00e9, c&#8217;\u00e9tait bien peu. Fond\u00e9e en 1879 la &#8220;Soci\u00e9t\u00e9 de Secours aux Familles des Marins Fran\u00e7ais Naufrag\u00e9s&#8221; commen\u00e7a \u00e0 lever des fonds pour procurer une aide d&#8217;urgence aux familles sinistr\u00e9es et contribuer aux frais scolaires des orphelins. Il n&#8217;en restait pas moins que la situation des veuves de marins et des nombreux orphelins \u00e9tait tr\u00e8s pr\u00e9caire, sinon tragique.<\/p>\n<p>M\u00eame apr\u00e8s la fin de la grande p\u00eache, la Soci\u00e9t\u00e9 des \u0152uvres de Mer et la Soci\u00e9t\u00e9 de Secours aux Familles des Marins Fran\u00e7ais Naufrag\u00e9s ont poursuivi leurs activit\u00e9s. Elles ont fusionn\u00e9 en 2018 pour former la Soci\u00e9t\u00e9 de Secours et des \u0152uvres de Mer.<\/p>\n<\/div>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/23_charite-ssfm.jpg\" alt=\"\"><\/p>\n<div>\n<h3><b>Pourquoi accepter une telle vie ?<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/b><\/h3>\n<p>Bagnards de la mer, gal\u00e9riens des brumes, les qualificatifs ne manquent pas pour d\u00e9crire la vie des marins de la grande p\u00eache. Pourtant ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e ils rembarquaient. Par n\u00e9cessit\u00e9 \u00e9conomique sans doute, car les marins \u00e9taient mieux r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s que les journaliers et la pauvret\u00e9 \u00e9tait grande tant dans les campagnes que sur la c\u00f4te. Par habitude et tradition familiale \u00e9galement. Parfois aussi par choix personnel de ce qu&#8217;ils appelaient &#8220;le grand m\u00e9tier&#8221;.<\/p>\n<\/div>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/24-1_galeriens_des_brumes.jpg\" alt=\"\"><br \/>\n<img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/24-2_le_grand_metier-rotated.jpg\" alt=\"\"><br \/>\n<img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/24-3__racleurs_oceans.jpg\" alt=\"\"><br \/>\n<a href=\"\/la-grande-peche\/\">[close]<\/a><\/p>\n<p><!--more--><br \/>\n<!-- {\"type\":\"layout\",\"children\":[{\"type\":\"section\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"padding\":\"small\",\"padding_remove_bottom\":false,\"style\":\"default\",\"title_breakpoint\":\"xl\",\"title_position\":\"top-left\",\"title_rotation\":\"left\",\"vertical_align\":\"\",\"width\":\"default\"},\"children\":[{\"type\":\"row\",\"props\":{\"layout\":\"4-5,1-5\"},\"children\":[{\"type\":\"column\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"position_sticky_breakpoint\":\"m\",\"width_default\":\"4-5\",\"width_medium\":\"4-5\"},\"children\":[{\"type\":\"module\",\"props\":{\"menu_image_align\":\"center\",\"menu_image_margin\":true,\"menu_style\":\"default\",\"menu_type\":\"nav\",\"type\":\"falang\",\"widget\":\"falang-6\"}}]},{\"type\":\"column\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"position_sticky_breakpoint\":\"m\",\"vertical_align\":\"middle\",\"width_default\":\"1-5\",\"width_medium\":\"1-5\"},\"children\":[{\"type\":\"icon\",\"props\":{\"icon\":\"close\",\"icon_width\":\"45\",\"link\":\"la-grande-peche\\\/\",\"margin\":\"default\",\"text_align\":\"right\"}}]}]}],\"name\":\"HAUT\"},{\"type\":\"section\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"padding_remove_bottom\":true,\"padding_remove_top\":true,\"style\":\"default\",\"title_breakpoint\":\"xl\",\"title_position\":\"top-left\",\"title_rotation\":\"left\",\"vertical_align\":\"\",\"width\":\"default\"},\"children\":[{\"type\":\"row\",\"children\":[{\"type\":\"column\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"position_sticky_breakpoint\":\"m\"},\"children\":[{\"type\":\"divider\",\"props\":{\"divider_element\":\"hr\"}},{\"type\":\"headline\",\"props\":{\"content\":\"\n\n<p><b>D\\u00e9parts 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des moments charg\\u00e9s d'\\u00e9motion.<span class=\\\"Apple-converted-space\\\">\\u00a0<\\\/span><\\\/p>\\n\n\n<p>Ayant l'habitude de faire route ensemble, avant le d\\u00e9part c'est dans le profond chenal de la rade du Portrieux que se rassemblaient les navires de la baie de Saint-Brieuc<span class=\\\"Apple-converted-space\\\">\\u00a0<\\\/span><\\\/p>\",\"content_en_gb\":\"\n\n<p>With these dangerous campaigns lasting half the year, departures and returns were emotional moments.<\\\/p>\\n\n\n<p>Used to sailing together, the ships from the Bay of Saint-Brieuc gathered in the deep channel of the Portrieux harbor before departure.<\\\/p>\",\"margin\":\"default\"}}]}]},{\"type\":\"row\",\"children\":[{\"type\":\"column\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"position_sticky_breakpoint\":\"m\"},\"children\":[{\"type\":\"image\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/03\\\/16_Querangal_detail.jpg\",\"image_alt\":\"Chapelle Sainte-Anne Saint-Quay-Portrieux\",\"image_svg_color\":\"emphasis\",\"image_width\":800,\"margin\":\"default\",\"margin_remove_bottom\":true}},{\"type\":\"text\",\"props\":{\"column_breakpoint\":\"m\",\"content\":\"\n\n<h6 style=\\\"text-align: center;\\\">La jet\\u00e9e du Portrieux - Emile Querangal - 1830 (d\\u00e9tail)<\\\/h6>\",\"margin\":\"default\",\"margin_remove_top\":true}},{\"type\":\"text\",\"props\":{\"column_breakpoint\":\"m\",\"content\":\"\n\n<p>Les jours qui pr\\u00e9c\\u00e9daient, c'\\u00e9tait l'effervescence pour tout pr\\u00e9parer et charger les navires. Les marins aimaient se placer sous la protection de la Vierge Marie. Ceux du Portrieux faisaient leurs d\\u00e9votions \\u00e0 la chapelle Notre Dame de Kertugal, construite en 1828. B\\u00e9n\\u00e9diction des navires et des \\u00e9quipages, pardons, tout \\u00e9tait mis en \\u0153uvre pour esp\\u00e9rer un voyage cl\\u00e9ment. Ecoutez le cantique \\u00e0 Notre Dame de la Garde sur le panneau Notre Dame de Kertugal\\u2026<\\\/p>\\n\n\n<p>En partant, ils saluaient ND de la Ronce devant la grande plage. (voir panneau Eglise paroissiale)<\\\/p>\\n\n\n<p>Le retour \\u00e9tait un moment de deuil lorsqu'un navire ou un marin manquait \\u00e0 l'appel. Mais dans tous les ports, les habitants venaient sur les quais et les estrans pour accueillir les navires, les charrettes \\u00e9taient pr\\u00eates pour le d\\u00e9chargement, comme sur le tableau de Boudin pr\\u00e9sent\\u00e9 sur le panneau, c'\\u00e9tait un tourbillon d'activit\\u00e9 et de liesse. Puis venait ensuite le temps de remercier la Vierge\\u2026.<span class=\\\"Apple-converted-space\\\">\\u00a0<\\\/span><\\\/p>\",\"content_en_gb\":\"\n\n<p>In the days leading up to it, everything was in a flurry of preparation and loading. Sailors liked to place themselves under the protection of the Virgin Mary. Those from Le Portrieux made their devotions at the Notre Dame de Kertugal chapel, built in 1828. Blessings for ships and crews, pardons - everything was done in the hope of a clement voyage. Listen to the hymn to Notre Dame de la Garde on the Notre Dame de Kertugal panel...<\\\/p>\\n\n\n<p>As they left, they saluted ND de la Ronce in front of the large beach (see Parish Church sign).<\\\/p>\\n\n\n<p>The return journey was a time of mourning when a ship or sailor went missing. But in every port, the inhabitants came to the quays and foreshores to welcome the ships, and the carts were ready for unloading, as in Boudin's painting on the panel, it was a whirlwind of activity and jubilation. Then came the time to thank the Virgin Mary....<\\\/p>\",\"margin\":\"default\"}},{\"type\":\"panel-slider\",\"props\":{\"content_column_breakpoint\":\"m\",\"icon_width\":80,\"image_align\":\"top\",\"image_grid_breakpoint\":\"m\",\"image_grid_width\":\"1-2\",\"image_height\":\"400\",\"image_link\":false,\"image_svg_color\":\"emphasis\",\"link_style\":\"default\",\"link_text\":\"Read more\",\"margin\":\"default\",\"meta_align\":\"below-title\",\"meta_element\":\"div\",\"meta_style\":\"text-meta\",\"nav\":\"dotnav\",\"nav_align\":\"center\",\"nav_breakpoint\":\"\",\"panel_match\":true,\"show_content\":true,\"show_hover_image\":true,\"show_hover_video\":true,\"show_image\":true,\"show_link\":true,\"show_meta\":true,\"show_title\":true,\"show_video\":true,\"slidenav\":\"outside\",\"slidenav_breakpoint\":\"xl\",\"slidenav_large\":true,\"slidenav_margin\":\"medium\",\"slidenav_outside_breakpoint\":\"xl\",\"slider_autoplay\":true,\"slider_autoplay_pause\":true,\"slider_gap\":\"default\",\"slider_sets\":true,\"slider_width\":\"\",\"slider_width_default\":\"1-1\",\"slider_width_medium\":\"1-3\",\"title_align\":\"top\",\"title_element\":\"h3\",\"title_grid_breakpoint\":\"m\",\"title_grid_width\":\"1-2\",\"title_hover_style\":\"reset\"},\"children\":[{\"type\":\"panel-slider_item\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/03\\\/17-1_binic_depart.jpg\"}},{\"type\":\"panel-slider_item\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/03\\\/17-2_avant_le_depart_Paimpol.jpg\"}},{\"type\":\"panel-slider_item\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/03\\\/17-3_pardon_des_islandais_paimpol.jpg\"}},{\"type\":\"panel-slider_item\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/03\\\/17-4_le_petit_journal_1898-rotated.jpg\"}},{\"type\":\"panel-slider_item\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/03\\\/17-5_-debarquement_peche.jpg\"}},{\"type\":\"panel-slider_item\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/03\\\/17-6_-Dechargement_du_Martial-scaled.jpg\"}},{\"type\":\"panel-slider_item\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/03\\\/17-7_-dechargement_dun_islandais-scaled.jpg\"}},{\"type\":\"panel-slider_item\",\"props\":{\"content\":\"\n\n<h6>D\\u00e9chargement ...<\\\/h6>\",\"image\":\"\"}},{\"type\":\"panel-slider_item\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/03\\\/17-9_retour.jpg\"}},{\"type\":\"panel-slider_item\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/03\\\/17-10_paimpol_desarmement.jpg\"}},{\"type\":\"panel-slider_item\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/03\\\/17-11_toilette_goelette.jpg\"}},{\"type\":\"panel-slider_item\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/03\\\/17-12_ex_voto_perros_hamon.jpeg\"}}]}]}]}],\"name\":\"D\\u00e9parts et retours\"},{\"type\":\"section\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"style\":\"default\",\"title_breakpoint\":\"xl\",\"title_position\":\"top-left\",\"title_rotation\":\"left\",\"vertical_align\":\"\",\"width\":\"default\"},\"children\":[{\"type\":\"row\",\"children\":[{\"type\":\"column\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"position_sticky_breakpoint\":\"m\"},\"children\":[{\"type\":\"divider\",\"props\":{\"divider_element\":\"hr\"}},{\"type\":\"headline\",\"props\":{\"content\":\"\n\n<p>Armateurs et armements<\\\/p>\",\"content_en_gb\":\"\n\n<p>Shipowners and shipping lines<\\\/p>\",\"title_element\":\"h1\"}}]}]},{\"type\":\"row\",\"children\":[{\"type\":\"column\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"position_sticky_breakpoint\":\"m\"},\"children\":[{\"type\":\"text\",\"props\":{\"column_breakpoint\":\"m\",\"content\":\"\n\n<p>Au temps de la grande p\\u00eache, l'armateur \\u00e9tait comme de nos jours celui qui poss\\u00e9dait le navire, ou la majorit\\u00e9 des parts du navire. A charge pour lui de \\\"l'armer\\\", c\\u2019est-\\u00e0-dire de l'entretenir (coque, voiles, gr\\u00e9ement), de l'avitailler (fournir le mat\\u00e9riel, le ravitaillement et tout ce qui \\u00e9tait n\\u00e9cessaire \\u00e0 la campagne : sel, orins, hame\\u00e7ons, vivres, eau, vin, cidre, gnole, tabac\\u2026), de recruter et de r\\u00e9mun\\u00e9rer les \\u00e9quipages et de vendre la cargaison. Il \\u00e9tait \\u00e9galement responsable des conditions de vie \\u00e0 bord, de la s\\u00e9curit\\u00e9 et des soins m\\u00e9dicaux et tenu de respecter toutes les r\\u00e9glementations.<\\\/p>\\n\n\n<p>Au Portrieux comme dans les autres ports de la baie de Saint-Brieuc, les armateurs \\u00e0 la grande p\\u00eache \\u00e9taient de \\\"petits\\\" armateurs. Ils poss\\u00e9daient au maximum 4 ou 5 navires, sans comparaison avec les soci\\u00e9t\\u00e9s d'armement de Saint-Malo ou Granville qui pouvaient en poss\\u00e9der jusqu'\\u00e0 20.<span class=\\\"Apple-converted-space\\\">\\u00a0<\\\/span><\\\/p>\\n\n\n<p>Parfois anciens capitaines, ils \\u00e9taient le plus souvent propri\\u00e9taires terriens et n\\u00e9gociants. En baie de Saint-Brieuc, familles d'armateurs et de capitaines au long cours se confondaient : les armateurs donnant des commandements de navires \\u00e0 leurs fils ou leurs gendres, les capitaines \\u00e0 la fin de leur carri\\u00e8re prenant souvent des parts d'armement dans des navires. <br \\\/>Les cinq principales maisons d'armement du Portrieux ont ainsi exerc\\u00e9 cette activit\\u00e9 sur trois ou quatre g\\u00e9n\\u00e9rations, certaines d'entre elles ont \\u00e9t\\u00e9 g\\u00e9r\\u00e9es par une veuve, assist\\u00e9e de fils ou de gendres qui naviguent.<span class=\\\"Apple-converted-space\\\">\\u00a0<\\\/span><\\\/p>\",\"content_en_gb\":\"\n\n<p>In the days of deep-sea fishing, the shipowner was, as nowadays, the person who owned the vessel, or the majority of the vessel's shares. He was responsible for \\u201cfitting out\\u201d the vessel, i.e. maintaining it (hull, sails, rigging), bunkering it (providing equipment, supplies and everything needed for the campaign: salt, orins, hooks, food, water, wine, cider, gnole, tobacco...), recruiting and paying the crew and selling the cargo. He was also responsible for living conditions on board, safety and medical care, and for complying with all regulations.<\\\/p>\\n\n\n<p>In Portrieux, as in the other ports of the Bay of Saint-Brieuc, the shipowners were \\u201csmall\\u201d shipowners. They owned a maximum of 4 or 5 vessels, in stark contrast to the shipping companies in Saint-Malo or Granville, which could own as many as 20.<\\\/p>\\n\n\n<p>Sometimes former captains, they were more often landowners and merchants. In the Bay of Saint-Brieuc, the families of shipowners and ocean-going captains merged: shipowners gave command of ships to their sons or sons-in-law, while captains at the end of their careers often acquired shares in ships. <br \\\/>The five main shipowning companies in Portrieux were active in this way for three or four generations, some of them managed by a widow, assisted by sons or sons-in-law who sailed.<\\\/p>\",\"margin\":\"default\"}}]}]}],\"name\":\"Armateurs et armements\"},{\"type\":\"section\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"style\":\"default\",\"title_breakpoint\":\"xl\",\"title_position\":\"top-left\",\"title_rotation\":\"left\",\"vertical_align\":\"\",\"width\":\"default\"},\"children\":[{\"type\":\"row\",\"children\":[{\"type\":\"column\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"position_sticky_breakpoint\":\"m\"},\"children\":[{\"type\":\"divider\",\"props\":{\"divider_element\":\"hr\"}},{\"type\":\"headline\",\"props\":{\"content\":\"\n\n<p>Equipages<\\\/p>\",\"content_en_gb\":\"\n\n<p>Crews<\\\/p>\",\"title_element\":\"h1\"}}]}]},{\"type\":\"row\",\"children\":[{\"type\":\"column\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"position_sticky_breakpoint\":\"m\"},\"children\":[{\"type\":\"text\",\"props\":{\"column_breakpoint\":\"m\",\"content\":\"\n\n<p>Un navire pour la grande p\\u00eache \\u00e9tait command\\u00e9 par un capitaine brevet\\u00e9, aid\\u00e9 d'un second. Responsable de la conduite du navire et de l'\\u00e9quipage, son engagement \\u00e9tait consign\\u00e9 dans un acte notari\\u00e9 dans lequel l'armateur lui pr\\u00e9cisait ses missions. Il avait souvent la charge de constituer l'\\u00e9quipage.<\\\/p>\\n\n\n<p>Chaque membre de l'\\u00e9quipage devait \\u00eatre inscrit maritime et signait un contrat d'engagement avec l'armateur. Le \\\"r\\u00f4le d'\\u00e9quipage\\\" rassemble dans un document l'ensemble de l'\\u00e9quipage, les identit\\u00e9s et les fonctions ainsi que les \\u00e9moluments et avances vers\\u00e9es avant le d\\u00e9part.<span class=\\\"Apple-converted-space\\\">\\u00a0<\\\/span><\\\/p>\",\"content_en_gb\":\"\n\n<p>A deep-sea fishing vessel was commanded by a licensed captain, assisted by a mate. Responsible for running the ship and crew, his appointment was recorded in a notarial deed in which the shipowner specified his duties. He was often responsible for assembling the crew.<\\\/p>\\n\n\n<p>Each member of the crew had to be registered as a seaman, and signed a contract of engagement with the shipowner. The \\u201cr\\u00f4le d'\\u00e9quipage\\u201d is a document listing all the crew members, their identities and functions, as well as the emoluments and advances paid before departure.<\\\/p>\\n\n\n<p><\\\/p>\",\"margin\":\"default\"}}]}]},{\"type\":\"row\",\"props\":{\"layout\":\"1-3,1-3,1-3\"},\"children\":[{\"type\":\"column\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"position_sticky_breakpoint\":\"m\",\"width_medium\":\"1-3\"},\"children\":[{\"type\":\"image\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/03\\\/18-1_role_largus_1_1777-scaled.jpg\",\"image_height\":900,\"image_svg_color\":\"emphasis\",\"margin\":\"default\",\"margin_remove_bottom\":true}},{\"type\":\"text\",\"props\":{\"column_breakpoint\":\"m\",\"content\":\"\n\n<h6>R\\u00f4le d'\\u00e9quipage de l'Argus du Portrieux - 1777 - Service Historique de la D\\u00e9fense - Brest.<\\\/h6>\",\"margin\":\"default\",\"margin_remove_top\":true}}]},{\"type\":\"column\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"position_sticky_breakpoint\":\"m\",\"width_medium\":\"1-3\"},\"children\":[{\"type\":\"image\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/03\\\/18-2_role_lArgus_2_1777-scaled.jpg\",\"image_height\":900,\"image_svg_color\":\"emphasis\",\"margin\":\"default\"}}]},{\"type\":\"column\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"position_sticky_breakpoint\":\"m\",\"width_medium\":\"1-3\"},\"children\":[{\"type\":\"image\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/03\\\/18-3_role_equipage_mouette_1896-scaled.jpg\",\"image_svg_color\":\"emphasis\",\"margin\":\"default\"}}]}]},{\"type\":\"row\",\"children\":[{\"type\":\"column\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"position_sticky_breakpoint\":\"m\"},\"children\":[{\"type\":\"text\",\"props\":{\"column_breakpoint\":\"m\",\"content\":\"\n\n<p>En plus du capitaine et du second, un \\u00e9quipage pour Terre-Neuve (de 40 \\u00e0 60 hommes en fonction de la taille du navire) comprenait un lieutenant, un ma\\u00eetre de p\\u00eache, un saleur, un cuisinier, des p\\u00eacheurs en nombre, des mousses (g\\u00e9n\\u00e9ralement entre 12 et 15 ans) \\u00e0 raison d'un pour 10 hommes, et des novices (de 16 \\u00e0 25 ans mais inexp\\u00e9riment\\u00e9s), un pour quatre hommes.<\\\/p>\\n\n\n<p>Certains p\\u00eacheurs remplissaient en plus une fonction particuli\\u00e8re : charpentier, voilier, capelanier (charg\\u00e9 de la \\u00ab\\u00a0bo\\u00ebtte\\u00a0\\u00bb ou app\\u00e2ts pour les lignes), et les sp\\u00e9cialit\\u00e9s attach\\u00e9es au traitement du poisson : habilleur, d\\u00e9colleur, trancheur\\u2026 Pour les bancs, on pr\\u00e9cisait pour les matelots s'ils \\u00e9taient \\\"patrons de doris\\\" ou \\\"avant de doris\\\", les salaires n'\\u00e9taient pas les m\\u00eames. Pour Islande aux conditions de mer particuli\\u00e8rement dures, l'\\u00e9quipage plus r\\u00e9duit - souvent moins de 30 hommes - devait poss\\u00e9der un vrai savoir-faire pour p\\u00eacher depuis le bord et ne devait pas compter plus de deux hommes n'ayant jamais fait l'Islande. Ces marins \\u00e9taient le plus souvent originaires de la c\\u00f4te entre Paimpol et Erquy\\u2026<\\\/p>\\n\n\n<p><br \\\/>Le r\\u00f4le des novices \\u00e9tait d'aller l\\u00e0 o\\u00f9 on avait besoin d'eux. Les mousses devaient assurer essentiellement la cuisine, le nettoyage, le service du capitaine et des autres matelots et pouvaient aussi aider \\u00e0 l'habillage des poissons. Ils \\u00e9taient fr\\u00e9quemment soumis \\u00e0 des brimades et des mauvais traitements que nous avons peine \\u00e0 imaginer\\u2026 Et pourtant, la plupart d'entre eux continuaient \\u00e0 naviguer les ann\\u00e9es suivantes.<span class=\\\"Apple-converted-space\\\">\\u00a0<\\\/span><\\\/p>\",\"content_en_gb\":\"\n\n<p>In addition to the captain and mate, a Newfoundland crew (40 to 60 men, depending on the size of the vessel) included a lieutenant, a fishing master, a salter, a cook, a number of fishermen, mousses (generally aged between 12 and 15) at a rate of one for every 10 men, and novices (aged between 16 and 25 but inexperienced), one for every four men.<\\\/p>\\n\n\n<p>Some fishermen also fulfilled a special function: carpenter, sailmaker, capelanier (in charge of the \\u201cbo\\u00ebtte\\u201d or bait for the lines), and the specialties attached to fish processing: dresser, stripper, slicer... For the shoals, it was specified for the sailors whether they were \\u201cdory skippers\\u201d or \\u201cdory foremen\\u201d, the wages were not the same. For Iceland's particularly harsh sea conditions, the smaller crew - often less than 30 men - had to be skilled in fishing from the shore, and could not include more than two men who had never been to Iceland. These sailors most often hailed from the coast between Paimpol and Erquy...<\\\/p>\\n\n\n<p><br \\\/>The role of the novices was to go where they were needed. The mousses were mainly responsible for cooking, cleaning and serving the captain and other sailors, and could also help dress the fish. They were frequently subjected to bullying and mistreatment that we can scarcely imagine... And yet, most of them continued to sail in the years that followed.<\\\/p>\",\"margin\":\"default\"}}]}]},{\"type\":\"row\",\"props\":{\"layout\":\"1-2,1-2\"},\"children\":[{\"type\":\"column\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"position_sticky_breakpoint\":\"m\",\"width_medium\":\"1-2\"},\"children\":[{\"type\":\"image\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/03\\\/19-1_equipage-terre-neuvas-1.jpg\",\"image_svg_color\":\"emphasis\",\"margin\":\"default\"}}]},{\"type\":\"column\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"position_sticky_breakpoint\":\"m\",\"width_medium\":\"1-2\"},\"children\":[{\"type\":\"image\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/03\\\/19-2_terreNeuve-les-mousses.webp\",\"image_svg_color\":\"emphasis\",\"margin\":\"default\"}}]}]}],\"name\":\"Equipages\"},{\"type\":\"section\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"style\":\"default\",\"title_breakpoint\":\"xl\",\"title_position\":\"top-left\",\"title_rotation\":\"left\",\"vertical_align\":\"\",\"width\":\"default\"},\"children\":[{\"type\":\"row\",\"children\":[{\"type\":\"column\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"position_sticky_breakpoint\":\"m\"},\"children\":[{\"type\":\"divider\",\"props\":{\"divider_element\":\"hr\"}},{\"type\":\"headline\",\"props\":{\"content\":\"\n\n<p>La vie \\u00e0 bord<\\\/p>\",\"content_en_gb\":\"\n\n<p>Life on board<\\\/p>\",\"title_element\":\"h1\"}}]}]},{\"type\":\"row\",\"children\":[{\"type\":\"column\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"position_sticky_breakpoint\":\"m\",\"width_medium\":\"1-2\"},\"children\":[{\"type\":\"text\",\"props\":{\"column_breakpoint\":\"m\",\"content\":\"\n\n<p><b>Ni confort ni hygi\\u00e8ne<\\\/b><\\\/p>\\n\n\n<p>A Terre-Neuve, les matelots dormaient dans des habitations de fortune, sans confort ni hygi\\u00e8ne, mais \\u00e0 terre o\\u00f9 ils avaient la possibilit\\u00e9 de cultiver quelques l\\u00e9gumes. Le travail \\u00e9tait tr\\u00e8s dur, des journ\\u00e9es de 18 heures, et le climat rude, l'\\u00eele \\u00e9tant parfois encore prise dans les glaces au moment de leur arriv\\u00e9e.<span class=\\\"Apple-converted-space\\\">\\u00a0<\\\/span><\\\/p>\\n\n\n<p>Sur les bancs et \\u00e0 Islande, la vie \\u00e0 bord \\u00e9tait caract\\u00e9ris\\u00e9e par la promiscuit\\u00e9 et le manque d'hygi\\u00e8ne. L'essentiel des cales \\u00e9tant r\\u00e9serv\\u00e9 pour le sel et les morues, si le capitaine disposait d'une petite cabine, l'espace disponible pour le poste d'\\u00e9quipage \\u00e9tait tr\\u00e8s r\\u00e9duit et presque sans a\\u00e9ration. Il n'offrait aux matelots que des couchettes superpos\\u00e9es d'un m\\u00e8tre de haut et garnies de paillasse (rapidement humide puis pourrie) appel\\u00e9es \\\"cabanes\\\". Et parfois il n'y en avait qu'une pour deux hommes. Le plus souvent l'absence de latrines obligeait \\u00e0 monter sur le pont pour se soulager et il n'y avait pas d'eau douce pour se laver. Le travail harassant dans les conditions de froid, de vent, de neige, avec des journ\\u00e9es qui pouvaient durer jusqu'\\u00e0 20 heures quand le poisson \\u00e9tait au rendez-vous, poussait les marins \\u00e0 s'allonger dans leur cabane parfois sans m\\u00eame se d\\u00e9v\\u00eatir.<span class=\\\"Apple-converted-space\\\">\\u00a0<\\\/span><\\\/p>\",\"content_en_gb\":\"\n\n<p>No comfort, no hygiene<\\\/p>\\n\n\n<p>In Newfoundland, the sailors slept in makeshift dwellings, without comfort or hygiene, but on land where they had the opportunity to grow a few vegetables. The work was very hard, 18-hour days, and the climate harsh, as the island was sometimes still frozen over when they arrived.<\\\/p>\\n\n\n<p>On the benches and on Iceland, life on board was characterized by promiscuity and lack of hygiene. Most of the holds were reserved for salt and cod, and while the captain had a small cabin, the space available for the crew was very limited and almost entirely unventilated. The only bunks available to sailors were one-meter-high bunks stacked one on top of the other, lined with straw matting (which quickly became damp and then rotten) and known as \\u201ccabins\\u201d. And sometimes there was only one bunk for two men. More often than not, the absence of latrines meant that we had to climb onto the deck to relieve ourselves, and there was no fresh water for washing. The exhausting work in cold, windy, snowy conditions, with days that could last up to 20 hours when the fish were plentiful, drove the sailors to lie down in their cabins, sometimes without even undressing.<\\\/p>\",\"margin\":\"default\"}}]},{\"type\":\"column\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"position_sticky_breakpoint\":\"m\",\"width_medium\":\"1-2\"},\"children\":[{\"type\":\"image\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/03\\\/20-1_islandais-un-poste-d-equipage.jpg\",\"image_svg_color\":\"emphasis\",\"margin\":\"default\"}}]}],\"props\":{\"layout\":\"1-2,1-2\"}},{\"type\":\"row\",\"children\":[{\"type\":\"column\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"position_sticky_breakpoint\":\"m\"},\"children\":[{\"type\":\"image\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/04\\\/poste-dequipage-2-e1747386326130.jpg\",\"image_height\":500,\"image_svg_color\":\"emphasis\",\"margin\":\"default\",\"margin_remove_bottom\":true}},{\"type\":\"text\",\"props\":{\"column_breakpoint\":\"m\",\"content\":\"\n\n<h6>Edmond Rudaux - illustration pour \\\"P\\u00eacheurs d'Islande\\\".<\\\/h6>\",\"margin\":\"default\",\"margin_remove_top\":true}},{\"type\":\"text\",\"props\":{\"column_breakpoint\":\"m\",\"content\":\"\n\n<p>La nourriture, tr\\u00e8s m\\u00e9diocre, consistait essentiellement en biscuits de mer, rago\\u00fbt de t\\u00eates de morues, soupe au lard, quelques l\\u00e9gumes frais en d\\u00e9but de campagne, des pommes de terre et des l\\u00e9gumes secs. L'eau croupissant rapidement, les marins buvaient du cidre coup\\u00e9 d'eau ou de vin. Une ration quotidienne d'eau de vie (le boujaron) \\u00e9tait \\u00e9galement pr\\u00e9vue.<span class=\\\"Apple-converted-space\\\">\\u00a0<\\\/span><\\\/p>\\n\n\n<p>A bord, le capitaine faisait office de m\\u00e9decin et de chirurgien. Il ne disposait que d'une pharmacie de bord v\\u00e9rifi\\u00e9e avant l'embarquement.<\\\/p>\\n\n\n<p><br \\\/>Devant ces conditions sanitaires d\\u00e9plorables, fond\\u00e9e en 1894 pour \\\"fournir une assistance mat\\u00e9rielle et morale aux marins fran\\u00e7ais et \\u00e0 leurs familles\\\", la Soci\\u00e9t\\u00e9 des \\u0152uvres de Mer a arm\\u00e9 quelques navires h\\u00f4pitaux pour croiser sur les bancs de Terre-Neuve et les c\\u00f4tes d'Islande. Le Saint-Yves sur lequel naviguait le p\\u00e8re Yvon, aum\\u00f4nier des Terre-Neuvas, dont vous pouvez visionner des extraits de films, est l'un d'eux. A partir de 1911, les b\\u00e2timents de la marine nationale ont assur\\u00e9 la m\\u00eame mission.<br \\\/>Un modeste h\\u00f4pital fonctionnait \\u00e0 Saint-Pierre depuis la fin du 19<span><sup>e<\\\/sup><\\\/span> si\\u00e8cle. Au d\\u00e9but du 20<span><sup>e<\\\/sup><\\\/span> si\\u00e8cle trois petits h\\u00f4pitaux fran\\u00e7ais, avec des infirmi\\u00e8res bretonnes, \\u00e9taient \\u00e9tablis en Islande pour une centaine de lits au total.<\\\/p>\\n\n\n<p>Les maladies les plus fr\\u00e9quentes \\u00e9taient la typho\\u00efde, les affections pulmonaires, le scorbut, les affections articulaires\\u2026 Il faut \\u00e9galement citer les nombreuses fractures, contusions, et abc\\u00e8s cons\\u00e9cutifs aux blessures aux doigts caus\\u00e9es par les hame\\u00e7ons\\u2026 toutes ces douleurs n'arr\\u00eataient pas les hommes car de leur p\\u00eache d\\u00e9pendait le salaire au retour. A bord la prise d'alcool \\u00e9tait le rem\\u00e8de universel pour att\\u00e9nuer les douleurs. L'alcoolisme \\u00e9tait un fl\\u00e9au.<\\\/p>\",\"content_en_gb\":\"\n\n<p>Food was very mediocre, consisting mainly of sea cookies, cod-head stew, bacon soup, a few fresh vegetables at the beginning of the campaign, potatoes and pulses. Water stagnated quickly, so sailors drank cider cut with water or wine. A daily ration of eau de vie (boujaron) was also provided.<\\\/p>\\n\n\n<p>On board, the captain acted as physician and surgeon. All he had at his disposal was an on-board pharmacy, checked before boarding.<\\\/p>\\n\n\n<p><br \\\/>Faced with these deplorable sanitary conditions, the Soci\\u00e9t\\u00e9 des \\u0152uvres de Mer, founded in 1894 to \\u201cprovide material and moral assistance to French sailors and their families\\u201d, equipped a number of hospital ships to cruise the banks of Newfoundland and the coasts of Iceland. The Saint-Yves, on which Father Yvon, chaplain to the Terre-Neuvas, sailed and from which you can view film extracts, is one of them. From 1911 onwards, French naval vessels carried out the same mission.<br \\\/>A modest hospital had been operating in Saint-Pierre since the late 19th century. At the beginning of the 20th century, three small French hospitals, staffed by Breton nurses, were established in Iceland, with a total of around 100 beds.<\\\/p>\\n\n\n<p>The most frequent illnesses were typhoid, lung ailments, scurvy, joint ailments... There were also numerous fractures, contusions and abscesses resulting from hook wounds on the fingers... All this pain didn't stop the men, as their wages depended on their fishing. On board, alcohol was the universal remedy for pain. Alcoholism was a scourge.<\\\/p>\",\"margin\":\"default\"}},{\"type\":\"panel-slider\",\"props\":{\"content_column_breakpoint\":\"m\",\"icon_width\":80,\"image_align\":\"top\",\"image_grid_breakpoint\":\"m\",\"image_grid_width\":\"1-2\",\"image_height\":\"400\",\"image_link\":false,\"image_svg_color\":\"emphasis\",\"link_style\":\"default\",\"link_text\":\"Read more\",\"margin\":\"default\",\"meta_align\":\"below-title\",\"meta_element\":\"div\",\"meta_style\":\"text-meta\",\"nav\":\"dotnav\",\"nav_align\":\"center\",\"nav_breakpoint\":\"\",\"panel_match\":true,\"show_content\":true,\"show_hover_image\":true,\"show_hover_video\":true,\"show_image\":true,\"show_link\":true,\"show_meta\":true,\"show_title\":false,\"show_video\":true,\"slidenav\":\"outside\",\"slidenav_breakpoint\":\"xl\",\"slidenav_large\":true,\"slidenav_margin\":\"medium\",\"slidenav_outside_breakpoint\":\"xl\",\"slider_autoplay\":true,\"slider_autoplay_pause\":true,\"slider_gap\":\"default\",\"slider_sets\":true,\"slider_width\":\"\",\"slider_width_default\":\"1-1\",\"slider_width_medium\":\"1-3\",\"title_align\":\"top\",\"title_element\":\"h3\",\"title_grid_breakpoint\":\"m\",\"title_grid_width\":\"1-2\",\"title_hover_style\":\"reset\"},\"children\":[{\"type\":\"panel-slider_item\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/03\\\/21-1_pecheur_TN.jpg\"}},{\"type\":\"panel-slider_item\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/03\\\/21-2_-paimpol-pecheurs-islandais-a-bord-d-une-goelette.jpg\"}},{\"type\":\"panel-slider_item\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/03\\\/21-3_dunkerque-pecheurs-islandais-herve-tavernier-calais-2.jpg\"}},{\"type\":\"panel-slider_item\",\"props\":{\"content\":\"\n\n<h6>Equipage de Saint-Malo - 1908<\\\/h6>\",\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/04\\\/equip-st-Malo-2-scaled.jpg\",\"title\":\"\"}},{\"type\":\"panel-slider_item\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/04\\\/binicaise.jpg\",\"title\":\"binicaise\"}}]},{\"type\":\"text\",\"props\":{\"column_breakpoint\":\"m\",\"content\":\"\n\n<h3><b>Le salaire des p\\u00eacheurs<\\\/b><\\\/h3>\\n\n\n<p>Les marins \\u00e9taient r\\u00e9mun\\u00e9r\\u00e9s selon un syst\\u00e8me complexe qui tenait compte de la quantit\\u00e9 p\\u00each\\u00e9e par chacun, la part de p\\u00eache. En simplifiant on peut dire que le produit net de la p\\u00eache (vente de la morue et de l'huile moins les achats de bo\\u00ebtte et autres frais) divis\\u00e9 par le nombre de morues p\\u00each\\u00e9es indiquait la valeur d'une morue.<\\\/p>\\n\n\n<p>Le nombre exact de morues p\\u00each\\u00e9es par homme \\u00e9tait not\\u00e9 sur un livret, ils \\u00e9taient r\\u00e9mun\\u00e9r\\u00e9s en cons\\u00e9quence selon un pourcentage fix\\u00e9 \\u00e0 l'avance. Pour les p\\u00eacheurs en doris, le patron de doris et l'avant ne recevaient pas le m\\u00eame pourcentage. Pour ceux qui ne p\\u00eachaient pas, le saleur, les mousses, les novices, le pourcentage sur la p\\u00eache globale \\u00e9tait \\u00e9galement fix\\u00e9 \\u00e0 l'avance. La part du capitaine \\u00e9tait d\\u00e9battue avec l'armateur.<\\\/p>\\n\n\n<p>Il fallait ensuite d\\u00e9duire de cette somme l'avance per\\u00e7ue avant le d\\u00e9part, pour permettre aux marins de s'\\u00e9quiper (effets personnels, v\\u00eatements de travail huil\\u00e9s, bottes-sabots, paillasse, tabac et menues provisions) et \\u00e0 leur famille d'attendre le retour. Cette avance \\u00e9tait variable selon la r\\u00e9putation du p\\u00eacheur. Un bon p\\u00eacheur confirm\\u00e9 percevait naturellement une avance plus confortable que celle d'un d\\u00e9butant.<span class=\\\"Apple-converted-space\\\">\\u00a0<\\\/span><\\\/p>\\n\n\n<p>Ces payes, meilleures que celles des journaliers, faisaient vivre les familles. Seules pendant de longs mois, les femmes de marins pouvaient \\u00eatre lavandi\\u00e8res, repasseuses de coiffe, couturi\\u00e8res... et faisaient tr\\u00e8s souvent vivre une petite exploitation, un potager, un petit cheptel. A son retour, le marin pendant les quelques mois d'hiver pouvait pratiquer la p\\u00eache c\\u00f4ti\\u00e8re, participer aux travaux des champs, \\u00e0 l'entretien de la maison ou autres activit\\u00e9s pour lesquelles il \\u00e9tait sollicit\\u00e9. Jusqu'en 1908, le four \\u00e0 chaux de Saint-Quay-Portrieux en employait temporairement un grand nombre.<span class=\\\"Apple-converted-space\\\">\\u00a0<\\\/span><\\\/p>\",\"content_en_gb\":\"\n\n<h3>Fishermen's wages<\\\/h3>\\n\n\n<p>Sailors were remunerated according to a complex system that took into account the quantity of cod caught by each individual. In simpler terms, the value of a cod was calculated by dividing the net income from fishing (sale of cod and oil minus purchases of bo\\u00ebtte and other expenses) by the number of cod caught.<\\\/p>\\n\n\n<p>The exact number of cod caught per man was recorded in a booklet, and they were paid accordingly according to a pre-determined percentage. For dory fishermen, the dory skipper and the bowman did not receive the same percentage. For those who didn't fish, the salter, the mousses and the novices, the percentage of the total catch was also fixed in advance. The captain's share was discussed with the shipowner.<\\\/p>\\n\n\n<p>The advance received before departure was then deducted from this sum, to enable the sailors to equip themselves (personal effects, oiled work clothes, clog boots, straw mattress, tobacco and small provisions) and their families to wait for their return. This advance varied according to the fisherman's reputation. A good, experienced fisherman naturally received a more comfortable advance than a beginner.<\\\/p>\\n\n\n<p>These wages, better than those of day laborers, supported the families. Alone for long months at a time, sailors' wives could be washerwomen, hat ironers, seamstresses... and very often supported a small farm, a vegetable garden and a small herd of cattle. On their return, during the few winter months, sailors could fish inshore, work in the fields, help with housekeeping or any other activity for which they were needed. Until 1908, the Saint-Quay-Portrieux lime kiln temporarily employed a large number of them.<\\\/p>\\n\n\n<p><\\\/p>\",\"margin\":\"default\"}},{\"type\":\"text\",\"props\":{\"column_breakpoint\":\"m\",\"content\":\"\n\n<h3><b>Les pertes humaines<\\\/b><\\\/h3>\",\"content_en_gb\":\"\n\n<h3><strong>Human losses<\\\/strong><\\\/h3>\",\"margin\":\"default\"}}]}]},{\"type\":\"row\",\"props\":{\"layout\":\"1-2,1-2\"},\"children\":[{\"type\":\"column\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"position_sticky_breakpoint\":\"m\",\"width_medium\":\"1-2\"},\"children\":[{\"type\":\"image\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/03\\\/22-1_Emma_Herland_Gaud_Mevel_-Musee_de_Laval.jpg\",\"image_height\":750,\"image_svg_color\":\"emphasis\",\"margin\":\"default\",\"margin_remove_bottom\":true}},{\"type\":\"text\",\"props\":{\"column_breakpoint\":\"m\",\"content\":\"\n\n<h6 style=\\\"text-align: left;\\\">Gaud Mevel - Emma Herland - 1887<\\\/h6>\",\"margin\":\"default\",\"margin_remove_top\":true}}]},{\"type\":\"column\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"position_sticky_breakpoint\":\"m\",\"width_medium\":\"1-2\"},\"children\":[{\"type\":\"text\",\"props\":{\"column_breakpoint\":\"m\",\"content\":\"\n\n<p>Sans statistiques globales, il est difficile de faire le compte des pertes humaines li\\u00e9es \\u00e0 la grande p\\u00eache. Mais, chaque ann\\u00e9e, nombre de marins ne revenaient pas au port \\u00e0 l'automne.<span class=\\\"Apple-converted-space\\\">\\u00a0<\\\/span><\\\/p>\\n\n\n<p>Naufrages, accidents, disparition de doris dans la brume sur les bancs, maladie, la mortalit\\u00e9 \\u00e9tait grande. Pour la campagne de 1903 sur les bancs de Terre-Neuve, le bulletin de la Soci\\u00e9t\\u00e9 des \\u0152uvres de Mer rapporte 13 naufrages (mais un seul corps et biens), 87 d\\u00e9c\\u00e8s \\u00e0 la suite d'accident ou de perte dans la brume, 102 morts de maladie. En tout 205 d\\u00e9c\\u00e8s, un taux de 28 d\\u00e9c\\u00e8s pour 1 000 marins. C'est \\u00e9norme. Pour Islande, les statistiques estiment la mortalit\\u00e9 moyenne, toutes causes confondues, aux alentours de 12 pour 1 000. Sur les 83 ann\\u00e9es de p\\u00eache en Islande au d\\u00e9part du port de Paimpol, environ 2<span>\\u2008<\\\/span>000 personnes ont perdu la vie, 120 go\\u00e9lettes ont fait naufrage dont 70 perdues corps et biens.<\\\/p>\\n\n\n<p>Beaucoup de chapelles et cimeti\\u00e8res bretons gardent le souvenir des disparus sous forme de plaques comm\\u00e9moratives.<span class=\\\"Apple-converted-space\\\">\\u00a0<\\\/span><\\\/p>\",\"content_en_gb\":\"\n\n<p>Without overall statistics, it's hard to keep track of the loss of human life in the deep-sea fishing industry. But every year, many sailors didn't return to port in the autumn.<\\\/p>\\n\n\n<p>Shipwrecks, accidents, the disappearance of dories in the fog on the banks, illness - mortality was high. For the 1903 campaign on the banks of Newfoundland, the bulletin of the Soci\\u00e9t\\u00e9 des \\u0152uvres de Mer reported 13 shipwrecks (but only one death), 87 deaths from accidents or loss in the fog, and 102 deaths from illness. In all, 205 deaths, a rate of 28 deaths per 1,000 sailors. An enormous number. Statistics for Iceland put the average mortality rate, all causes combined, at around 12 per 1,000. In the 83 years of fishing in Iceland from the port of Paimpol, some 2,000 people lost their lives, 120 schooners were shipwrecked, 70 of which were lost.<\\\/p>\\n\n\n<p>Many of Brittany's chapels and cemeteries have commemorative plaques to keep alive the memory of those who lost their lives.<\\\/p>\",\"margin\":\"default\"}},{\"type\":\"panel-slider\",\"props\":{\"content_column_breakpoint\":\"m\",\"icon_width\":80,\"image_align\":\"top\",\"image_grid_breakpoint\":\"m\",\"image_grid_width\":\"1-2\",\"image_height\":\"400\",\"image_link\":false,\"image_svg_color\":\"emphasis\",\"link_style\":\"default\",\"link_text\":\"Read more\",\"margin\":\"default\",\"meta_align\":\"below-title\",\"meta_element\":\"div\",\"meta_style\":\"text-meta\",\"nav\":\"dotnav\",\"nav_align\":\"center\",\"nav_breakpoint\":\"\",\"panel_match\":true,\"show_content\":true,\"show_hover_image\":true,\"show_hover_video\":true,\"show_image\":true,\"show_link\":true,\"show_meta\":true,\"show_title\":true,\"show_video\":true,\"slidenav\":\"outside\",\"slidenav_breakpoint\":\"xl\",\"slidenav_large\":true,\"slidenav_margin\":\"medium\",\"slidenav_outside_breakpoint\":\"xl\",\"slider_autoplay\":true,\"slider_autoplay_pause\":true,\"slider_gap\":\"default\",\"slider_sets\":true,\"slider_width\":\"\",\"slider_width_default\":\"1-1\",\"slider_width_medium\":\"1-3\",\"title_align\":\"top\",\"title_element\":\"h3\",\"title_grid_breakpoint\":\"m\",\"title_grid_width\":\"1-2\",\"title_hover_style\":\"reset\"},\"children\":[{\"type\":\"panel-slider_item\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/03\\\/22-2_mur_disparus_ploubaz.jpeg\"}},{\"type\":\"panel-slider_item\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/04\\\/Ploubaz-3.jpg\"}},{\"type\":\"panel-slider_item\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/04\\\/Ploubaz-2.jpg\"}},{\"type\":\"panel-slider_item\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/04\\\/Ploubaz-1.jpg\",\"title\":\"\"}}]}]}]},{\"type\":\"row\",\"props\":{\"layout\":\"4-5,1-5\"},\"children\":[{\"type\":\"column\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"position_sticky_breakpoint\":\"m\",\"width_medium\":\"4-5\"},\"children\":[{\"type\":\"text\",\"props\":{\"column_breakpoint\":\"m\",\"content\":\"\n\n<p>Depuis 1823, une soci\\u00e9t\\u00e9 d'assurance mutuelle s'\\u00e9tait constitu\\u00e9e en baie de Saint-Brieuc pour couvrir les risques des navires terre-neuviers. Mais rien n'\\u00e9tait pr\\u00e9vu pour les pertes humaines, consid\\u00e9r\\u00e9es comme une fatalit\\u00e9 contre laquelle on ne pouvait rien faire.<span class=\\\"Apple-converted-space\\\">\\u00a0<\\\/span><\\\/p>\\n\n\n<p>Les familles des marins disparus, sans ressources ou presque, d\\u00e9pendaient alors de la solidarit\\u00e9 publique. Les veuves percevaient une maigre pension li\\u00e9e au statut d'inscrit maritime du disparu, et le produit de collectes et de f\\u00eates de charit\\u00e9, c'\\u00e9tait bien peu. Fond\\u00e9e en 1879 la \\\"Soci\\u00e9t\\u00e9 de Secours aux Familles des Marins Fran\\u00e7ais Naufrag\\u00e9s\\\" commen\\u00e7a \\u00e0 lever des fonds pour procurer une aide d'urgence aux familles sinistr\\u00e9es et contribuer aux frais scolaires des orphelins. Il n'en restait pas moins que la situation des veuves de marins et des nombreux orphelins \\u00e9tait tr\\u00e8s pr\\u00e9caire, sinon tragique.<\\\/p>\\n\n\n<p>M\\u00eame apr\\u00e8s la fin de la grande p\\u00eache, la Soci\\u00e9t\\u00e9 des \\u0152uvres de Mer et la Soci\\u00e9t\\u00e9 de Secours aux Familles des Marins Fran\\u00e7ais Naufrag\\u00e9s ont poursuivi leurs activit\\u00e9s. Elles ont fusionn\\u00e9 en 2018 pour former la Soci\\u00e9t\\u00e9 de Secours et des \\u0152uvres de Mer.<\\\/p>\",\"content_en_gb\":\"\n\n<p>Since 1823, a mutual insurance company had been set up in the Bay of Saint-Brieuc to cover the risks of Newfoundland vessels. But no provision was made for loss of life, which was seen as an inevitability against which nothing could be done.<\\\/p>\\n\n\n<p>The families of missing sailors, with little or no means of support, depended on public solidarity. Widows received a meagre pension linked to their deceased's status as a seafarer, and the proceeds from collections and charity events were very little. Founded in 1879, the \\u201cSoci\\u00e9t\\u00e9 de Secours aux Familles des Marins Fran\\u00e7ais Naufrag\\u00e9s\\u201d began to raise funds to provide emergency aid to stricken families and contribute to orphans' school fees. Nevertheless, the situation of sailors' widows and the many orphans was very precarious, if not tragic.<\\\/p>\\n\n\n<p>Even after the end of the great fishing season, the Soci\\u00e9t\\u00e9 des \\u0152uvres de Mer and the Soci\\u00e9t\\u00e9 de Secours aux Familles des Marins Fran\\u00e7ais Naufrag\\u00e9s continued their activities. They merged in 2018 to form the Soci\\u00e9t\\u00e9 de Secours et des \\u0152uvres de Mer.<\\\/p>\",\"margin\":\"default\"}}]},{\"type\":\"column\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"position_sticky_breakpoint\":\"m\",\"width_medium\":\"1-5\"},\"children\":[{\"type\":\"image\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/03\\\/23_charite-ssfm.jpg\",\"image_svg_color\":\"emphasis\",\"image_width\":500,\"margin\":\"default\"}}]}]},{\"type\":\"row\",\"props\":{\"layout\":\"1-4,1-4,1-4,1-4|1-2,1-2,1-2,1-2\"},\"children\":[{\"type\":\"column\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"position_sticky_breakpoint\":\"m\",\"width_medium\":\"1-4\",\"width_small\":\"1-2\"},\"children\":[{\"type\":\"text\",\"props\":{\"column_breakpoint\":\"m\",\"content\":\"\n\n<h3><b>Pourquoi accepter une telle vie ?<span class=\\\"Apple-converted-space\\\">\\u00a0<\\\/span><\\\/b><\\\/h3>\\n\n\n<p>Bagnards de la mer, gal\\u00e9riens des brumes, les qualificatifs ne manquent pas pour d\\u00e9crire la vie des marins de la grande p\\u00eache. Pourtant ann\\u00e9e apr\\u00e8s ann\\u00e9e ils rembarquaient. Par n\\u00e9cessit\\u00e9 \\u00e9conomique sans doute, car les marins \\u00e9taient mieux r\\u00e9mun\\u00e9r\\u00e9s que les journaliers et la pauvret\\u00e9 \\u00e9tait grande tant dans les campagnes que sur la c\\u00f4te. Par habitude et tradition familiale \\u00e9galement. Parfois aussi par choix personnel de ce qu'ils appelaient \\\"le grand m\\u00e9tier\\\".<\\\/p>\",\"content_en_gb\":\"\n\n<h3>Why accept such a life?<\\\/h3>\\n\n\n<p>Convicts of the sea, galley slaves of the mists - there's no shortage of adjectives to describe the life of the sailors in the deep-sea fishing industry. And yet, year after year, they would set sail again. Economic necessity, no doubt, as sailors were better paid than day laborers, and poverty was rife both in the countryside and on the coast. Or out of habit and family tradition. And sometimes, out of personal choice of what they called \\u201cthe great profession\\u201d.<\\\/p>\\n\n\n<p><\\\/p>\",\"margin\":\"default\"}}]},{\"type\":\"column\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"position_sticky_breakpoint\":\"m\",\"width_medium\":\"1-4\",\"width_small\":\"1-2\"},\"children\":[{\"type\":\"image\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/03\\\/24-1_galeriens_des_brumes.jpg\",\"image_height\":450,\"image_svg_color\":\"emphasis\",\"image_width\":300,\"margin\":\"default\"}}]},{\"type\":\"column\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"position_sticky_breakpoint\":\"m\",\"width_medium\":\"1-4\",\"width_small\":\"1-2\"},\"children\":[{\"type\":\"image\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/03\\\/24-2_le_grand_metier-rotated.jpg\",\"image_svg_color\":\"emphasis\",\"image_width\":250,\"margin\":\"default\"}}]},{\"type\":\"column\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"position_sticky_breakpoint\":\"m\",\"width_medium\":\"1-4\",\"width_small\":\"1-2\"},\"children\":[{\"type\":\"image\",\"props\":{\"image\":\"wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/03\\\/24-3__racleurs_oceans.jpg\",\"image_svg_color\":\"emphasis\",\"image_width\":250,\"margin\":\"default\"}}]}]}],\"name\":\"La vie \\u00e0 bord\"},{\"type\":\"section\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"padding\":\"xsmall\",\"padding_remove_bottom\":false,\"style\":\"default\",\"title_breakpoint\":\"xl\",\"title_position\":\"top-left\",\"title_rotation\":\"left\",\"vertical_align\":\"\",\"width\":\"default\"},\"children\":[{\"type\":\"row\",\"props\":{\"layout\":\"4-5,1-5\"},\"children\":[{\"type\":\"column\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"position_sticky_breakpoint\":\"m\",\"width_default\":\"4-5\",\"width_medium\":\"4-5\"}},{\"type\":\"column\",\"props\":{\"image_position\":\"center-center\",\"position_sticky_breakpoint\":\"m\",\"vertical_align\":\"middle\",\"width_default\":\"1-5\",\"width_medium\":\"1-5\"},\"children\":[{\"type\":\"icon\",\"props\":{\"icon\":\"close\",\"icon_width\":\"45\",\"link\":\"la-grande-peche\\\/\",\"margin\":\"default\",\"text_align\":\"right\"}}]}]}],\"name\":\"BAS\"}],\"version\":\"4.5.15\"} --><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[close] D\u00e9parts et retours, armement et \u00e9quipages, vie \u00e0 bord Binic b\u00e9n\u00e9diction avant le d\u00e9part D\u00e9parts et retours Ces campagnes dangereuses se poursuivant sur la moiti\u00e9 de l&#8217;ann\u00e9e, d\u00e9parts et retours \u00e9taient des moments charg\u00e9s d&#8217;\u00e9motion.\u00a0 Ayant l&#8217;habitude de faire route ensemble, avant le d\u00e9part c&#8217;est dans le profond chenal de la rade du Portrieux [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-3768","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/casqp.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/3768","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/casqp.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/casqp.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/casqp.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/casqp.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3768"}],"version-history":[{"count":90,"href":"https:\/\/casqp.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/3768\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5976,"href":"https:\/\/casqp.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/3768\/revisions\/5976"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/casqp.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3768"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}